Le Vietnam avec Em

Nous avons passé 5 jours chez une famille de vietnamiens très sympa dans un petit village proche de Sa Pa dans le nord du pays. 

Dans la famille il y a la maman Em, le papa Tcha, le fils Vang de 7 ans et la fille Xi (se prononce Si) de 5 ans. Em travaille comme guide.

Chaque jour nous sommes allés faire des balades dans les rizières. Il y avait beaucoup de boue car les rizières sont toujours inondées, car le riz pousse dans l’eau. 

La première balade nous l’avons faite avec d’autres Suisses que nous avons rencontrés chez Em (Inès et Vincent, qui habitent en fait à 10km de chez nous en Suisse). A midi nous avons mangé ensemble puis ils sont partis en scooter pour Sa Pa. 

Le lendemain nous sommes allés faire une balade avec Em et Xi. On a découvert que les enfants vietnamiens adorent marcher, mais n’ont pas de chaussures de marche. Ils ont seulement des petites pantoufles en plastique, mais ils courent quand même devant nous et ne glissent pas dans la boue. Xi a beaucoup rigolé quand Amael ou moi glissions dans la boue et mettions les pieds dans les rizières pleines d’eau. Le soir elle était très fière de raconter à son papa qu’elle n’avait pas glissé dans la boue comme nous.

A la fin de la balade, Tcha, qui rentrait du marché, nous a pris sur son scooter pour nous ramener à la maison. Nous étions 4 sur le scooter. 

Le jour suivant Amael a été malade et il a dû rester à la maison avec Xi, les cousins et les grands-parents. Nous sommes allés nous balader avec Tcha et Vang, car Em a dû ramener d’autres touristes à Sa Pa (Eva et Sophia). On est monté jusque tout en haut de la montagne et Vang courait lui aussi devant. Tout en haut de la montagne nous avons trouvé un gros caillou, parfait pour faire de l’escalade. Nous l’avons escaladé et Vang courait même en grimpant. J’ai fait toute la balade en tongs comme les enfants vietnamiens et j’ai fait de l’escalade à pieds nus.

Em et Tcha ont cuisiné pour nous et Céliane a pu les aider. Nous avons toujours très bien mangé. Au petit déjeuner il y avait des crêpes, des morceaux de fruits, des bananes et des beignets aux bananes (on a pris la recette et on se réjouit d’en refaire à la maison). Le soir aussi on a trop bien mangé: du riz avec des haricots, des patates, des nems (rouleaux de printemps) et de la viande. Il y avait toujours énormément à manger!

Le matin de notre départ, Vang nous a montré ses jouets: deux animaux en plastique, une trentaines de perles que nous avons utilisées comme des billes, des mini-pistolets en plastique qui tirent des petits cailloux avec un élastique. Il n’avait pas beaucoup de jouets, mais nous avons beaucoup joué et nous nous sommes amusés avec lui, sa soeur et ses cousins. Les enfants dans les villages n’ont presque pas de jouets mais ils jouent dehors et ils sont tous super heureux. Xi et une de ses cousines ont commencé à m’attraper et j’ai dû me réfugier sur les sacs de riz, où elles n’arrivaient pas à aller. Nous avons joué à ça pendant longtemps. Elles se rappelaient seulement de mon prénom et elles aimaient le dire. Ils sont chrétiens et Timothée est un nom biblique, voilà pourquoi. Nous parlions pas la même langue et il était difficile de communiquer, mais cela ne nous a pas empêché de beaucoup rigoler. 

Une vie de vietnamienne

Tous les jours que nous avons passés avec Em, elle nous a expliqué plein de choses sur le Vietnam et sa région. Voilà ce qu’elle nous a appris sur sa vie. 

Em fait partie de l’ethnie des Hmong noirs, une des 54 ethnies minoritaires du Vietnam. Ses parents ont eu 8 filles puis 2 garçons, ils ont fait beaucoup enfants pour avoir des garçons, car quand les filles se marient elles partent vivre dans la famille du mari. Donc c’est important d’avoir des garçons car ils restent dans le village en se mariant et ce sont eux qui s’occupent des parents quand ils sont vieux et héritent des rizières.

Em a commencé l’école à 4 ans, peu de temps après elle a dû aller aider sa mère et ses soeurs à cultiver le riz des voisins, car ils n’en avaient pas assez pour nourrir toute la famille. Très jeune elle a commencé à coudre ses propres vêtements traditionnels et à faire des travaux ménagers pour la famille.

Elle s’est mariée à 17 ans, avec Tcha et elle est allée vivre dans la famille de son mari, car c’est comme ça qu’on fait au Vietnam. Il lui a fait la cour, ils se sont vus 3 ou 4 fois, puis il a fait la demande de mariage à ses parents. Les parents de Tcha lui ont dit « oui » et sont allés eux-même demander aux parents de Em, qui ont été d’accord. Avec des « témoins » ils ont choisi combien la famille de Tcha devait payer pour que Em vienne vivre chez eux (par exemple: un cochon, 5 poulets, deux sacs de riz et de l’argent). Em nous a dit que son mari avait de la chance car son prix était peu élevé parce que ses parents avaient eu beaucoup de filles.

Les jeunes mariés ont vécu une année avec les parents de Tcha puis ont construit leur propre maison proche de celle des parents. Un an après leur mariage ils ont eu leur premier enfant, Vang. En même temps, la maman de Em a eu son dixième enfant! Em a dit que c’était difficile d’être enceinte en même temps que sa maman. Sa maman s’est mariée à 15 ans, a eu son premier enfant à 16 ans et le dernier à 48 ans. 

Em a appris l’anglais grâce au tourisme, en faisant guide depuis qu’elle avait 16 ans. Depuis 3 ans elle fait guide à son propre compte et ils ont fait de leur maison un Homestay pour accueillir les touristes.

Em et Tcha ne pense pas avoir d’autres enfants car ils aimeraient pouvoir leur payer des études pour qu’ils quittent le village et aient une vie différente.

Timothée

Si vous allez au Vietnam et à Sa Pa, il faut contacter Em pour aller dormir chez elle et faire des balades. Voici sa page facebook: www.facebook.com/em.ghenh

Et si on y allait en train ?

Aller jusqu’en Asie en train, en famille avec 3 enfants, c’est possible! De Lettonie jusqu’en Mongolie, voici les impressions de Céliane et Timothée.

Préface de Céliane

J’ai aimé le transsibérien parce qu’on s’est fait des nouveaux amis qui ont deux enfants. Ils parlent français et ils avaient leur compartiment un wagon après le nôtre. On a regardé un film avec les deux enfants, et on a joué ensemble.

C’est Soline et Marceau et les parents Mélanie et Aurélien (vous pouvez les suivre sur https://maysaventures.fr)

Dans le compartiment juste avant le leur il y avait quatre enfants russes, et on a appris le français à la plus grande des filles, Angelina.

J’ai aimé le train de Riga à Moscou, parce qu’à un arrêt on a pu faire la pièce droite et la roue (la gym) dans l’herbe.

Le transsibérien selon Timothée

Le transsibérien est un train qui traverse toute la Russie.

Il parcourt 5100km en 3 jours ,11 heures et 43 minutes, de Moscou à Irkutsk. On a donc dormi 4 nuits dans le même train et on a changé 5 fois d’heure ! En allant vers l’est, on perd des heures, donc les journées étaient chacune de 23 heures au lieu de 24!

Dans ce train , on a eu un compartiment à 4 place et 1 lit dans celui d’à coté (c’est papa qui dormait à coté). J’ai trouvé les lits assez confortables mais il y avait du bruit donc on arrivait pas à s’endormir.

Pendant les journées on : lisait, jouait, on mangeait des soupes et des nouilles et on boit du chocolat chaud. Pour les soupes et les chocolats chaud il y avait un réservoir d’eau chaude, en russe on l’appelle « samovar ».

Le samovar

On essayait de trouver des amis dans les autres wagons.  D’ailleurs, comme le dit ma soeur, on a trouvé Soline et Marceau et nous les avons même retrouvés dans le train suivant entre Irkutsk et Ulan Bator!

Avant le transsibérien nous avons pris un autre train qui allait de Riga (Lettonie 🇱🇻) à Moscou en 27 heures (un jour et une nuit). Et après le transsibérien nous avons pris le transmongolien de Irkutsk à Oulan Bator (Mongolie 🇲🇳). C’est aussi un jour et une nuit: 26 heures.

Le train entre Riga et Moscou.

Dans ces deux train là, nous avons passé qu’une seule nuit, mais à chaque fois nous avons dû passer une douane et avons été réveillés par les douaniers pour leur montrer nos passeports et nos visages.

Dans ces trois trains nous avons dû nous réveiller très tôt pour sortir à l’heure (vers 5h30-6h). Pendant le voyage on a pu sortir plusieurs fois du train pour quelques minutes. Sur les quais il y avait des petits stands qui vendait à manger et des petits souvenirs.

Les paysages de Lettonie et de Russie sont: forêt, plaine, et petites montagnes. Dans le troisième train nous avons longé le Lac Baïkal un très long moment et c’était très beau. Malheureusement nous n’avons pas pu voir les belles steppes mongoles car nous les avons traversées la nuit.

Quelque part en Russie

We made it!!

WE MADE IT!! Nous avons réussi!!! Nous avons réalisé un de nos rêve!! Rouler sur les routes d’Europe à vélo avec nos trois enfants pendant plusieurs mois. Nous sommes partis de la maison début avril et 3700 km plus tard, nous avons atteint notre destination, Riga, fin août.

Nous sommes maintenant en train de réaliser la deuxième partie de notre voyage. Depuis quelques heures nous observons de paysage défiler par la vitre du transsibérien… ce qui signifie que nous avons enfin le temps de faire un petit bilan de nos derniers mois à vélo.

Nous avons envie de partager avec vous les moments qui nous ont le plus marqué. Ce n’est qu’une petite liste agrémentée de quelques photos, mais toute l’expérience dans son ensemble était une vraie réussite.

LA VIE DEHORS

Faire le feu et griller des saucisses ou des bonbons … dormir dans des « shelters » au Danemark et en Suède, dans des jolis endroits, souvent avec un petit lac, du bois et des cailloux pour jouer …

Découvrir de magnifiques plages aux Pays-Bas, avec des km de sable avec lequel construire des immense villes…

l’île de Amrum dans le nord de l’Allemagne…

La marée qui monte et qui mouille les enfants…

Nous baigner tout nus (désolée mais on a pas de photo)…pousser papa dans l’eau… plonger dans la mer…


Dormir sous tente les cinq ensemble…

Manger des fraises …

Puis des myrtilles fraîchement cueillies …

et aussi des cerises…

Voir plein de petits oiseaux sur le bord de la route… plus loin des grues et des cigognes, avec leurs grands nids…

Faire nos petits besoin ensemble dans la nature…

Sauna familial avec vue sur la mer …

Les longues journées…

A VELO

Rouler avec l’Hase Pino… écouter de la musique sur l’Hase Pino

Rouler sur les magnifiques pistes cyclables aux Pays-Bas, en Allemagne…

Les Knooppunten … (c’est quoi les Knooppunten ???)

Les Dunes aux Pays-Bas…

Notre dernière journée à vélo: 72 km sous la pluie avec les camions qui roulent à 1 m de nous…

le Göta Kanal, au milieu de notre traversée de la Suède…

les routes rouges des îles Åland…

Rouler au milieu des touristes à Amsterdam et rouler de nuit à vélo en famille dans la ville de Copenhague

LES RENCONTRES

… 4 jours chez Marcus et Sussi… les copains à Rosendaal… les chiens et les grands doudous chez les gens (Céliane)…… TOUS nos hôtes warmshowers…

MAIS AUSSI…

Les géants de Thomas Dambo…les vagues de touristes… dormir dans des auberges de jeunesse, surtout pour le bon petit déjeuner…les parcs d’attractions…envoyer des messages aux amis… la belle ville de Riga pour Aline, Stockholm pour Timothée et Göteborg pour Amael…regarder des films, surtout chez Marcus et Sussi…dormir dans un bateau… apprendre à dire « bonjour » dans toutes les langues… les soirées sushi à gogo…

VOIR NOS ENFANTS HEUREUX!!

Et les parents aussi!

Dormir sous tente

Nous dormons souvent sous tente, car des fois il n’y a pas de Warmshowers. Quand nous allons dans des campings, moi, mon frère et ma soeur, nous voulons tout de suite jouer. Mais ce n’est pas possible 🙁 Il faut monter la tente et ce n’est pas facile après une bonne journée de vélo. Il faut aussi souvent préparer à manger, car ça ne se fait pas tout seul. Et après on peut ENFIN jouer!

Des fois on doit malheureusement aussi faire des devoirs 🙁 Du genre écrire un texte comme celui que vous lisez, faire des exercices, et même les ECR, etc.

La tente

La tente c’est notre maison. On en a besoin pour chaque camping et pour le camping sauvage. C’est maman qui la porte dans la remorque, avec les matelas et les sacs de couchage. On en 1 pour les 5 et elle est assez grande pour se mettre debout à l’intérieur. Une fois la tente a brûlé, mais ça c’est une intox, il faut pas croire tout ce que vous lisez sur internet.

Elle nous protège bien de la pluie. On a un marteau super pour planter les sardines. Une fois on a dû mettre des longs bouts de bois à la place des sardines parce qu’on dormait sur du sable et on aurait pas réussi sans notre super marteau.

Au camping on n’a pas de coussins, donc on les fait nous-mêmes avec une veste doudoune, et un pull, une jaquette ou un T-shirt, comme ça:

On doit aussi gonfler 4 matelas avec des espèces de sacs bizarroïdes. On les attache à la valve du matelas, on les remplit d’air et on pousse l’air dans le matelas. Comme ça on souffle pas dedans le matelas, car sinon on met de l’humidité à l’intérieur en soufflant et ça moisit dans le matelas. Il y a des plumes dans le matelas pour nous isoler du sol et ne pas avoir froid la nuit.

On a des supers sacs de couchage qui nous protègent bien du froid. On a aussi des « Reactor ». C’est des sacs à viande en tissus qui permettent d’avoir encore un peu plus chaud s’il fait super froid, ou qu’on peut utiliser tout seuls s’il fait pas froid.

La cuisine au camping

Quand on arrive au camping on doit monter la tente, jouer, découvrir le camping et cuisiner. 

Avec mon papa on fait la cuisine. On prend la bouteille de fioul (pétrole) et on l’accroche au réchaud et on pompe de l’air pour mettre de la pression dans la bouteille. Après on tourne un truc pour faire sortir du fioul. Ensuite on prend une allumette, on allume le fioul et ça prend feu. Peu de temps après, le petit tuyau qui relie la bouteille et le réchaud chauffe. La flamme devient bleue et on met une casserole avec de l’eau sur le réchaud. Quand l’eau est chaude on met les pâtes et souvent on fait cuire des oeufs en même temps (pour le pique-nique du lendemain).

Des fois on cuisine avec le réchaud à bois (les Allemands sont les pros pour ce genre de réchaud et ils appellent ça un « hobo kocher ». le nôtre c’est celui-ci: Bushcraf Essentials Bushbox LF). On doit d’abord aller chercher du petit bois dans les environs. On allume le feu avec une allumette. ça prend plus de temps mais c’est plus rigolo. 

Après on mange et quand on a fini de manger on doit aussi faire la vaisselle. C’est tout le temps moi et mon frère qui devons faire la vaisselle.

La douche…

Ma maman me demande souvent de prendre une douche. Quand elle me dit d’aller faire la douche, je pars en courant. Mes parents me demandent au moins 50 fois de venir, puis ils s’énervent. Donc je viens tout doucement pour m’assoir dans un coin de la tente pour lire. Mes parents arrivent et me hurlent dessus. Je ne comprends pas donc je m’enfonce dans mon sac de couchage. ça énerve encore plus mes parents car ils disent que j’ai les pieds tout sales. Ils me hurlent encore plus fort dessus et me prennent ma liseuse. Je ne suis pas content donc je m’énerve et engage un duel de sacs de couchages avec mon frère (notre spécialité). Je le fais pleurer et me fais gronder très fort. Mon père me prend par le bras et me force à aller sous la douche. Je hurle à la mort et tout le camping m’entend. Je m’accroche à la tente et et pour finir je me reçois un gros seau d’eau froide avec du savon.

Des fois ça se passe un peu différemment et je vais faire ma douche assez vite.

Et d’autres fois c’est encore mieux car on met la tente dans un endroit où il n’y a pas de douche, donc je n’ai pas besoin de me laver. Une fois on a fait 5 nuits de suite sans avoir besoin de faire la douche. C’était cool.

Amael

Vidéo montage/démontage de la tente

On a fait une petite vidéo avec la GoPro pour montrer comment on monte et démonte la tente

En famille à vélo à travers Amsterdam

Fin avril, nous avons passé quelques jours à Amsterdam, capitale des Pays-Bas et l’une des capitales de la vie à vélo! Il semblerait que tout le monde à Amsterdam possède un vélo.

Le vélo est le meilleur moyen de se déplacer dans toute ville. Plus facile, plus rapide, vite parqué, il vous transporte partout aisément. Je suis tous les jours fasciné par la simplicité de cette invention. Difficile de penser à un moyen plus simple pour démultiplier la force humaine: des pédales, une chaine et des roues, on ajoute une selle et un guidon, et le tour est joué!

Les Amsterdamoises et Amsterdamois l’ont bien compris, et la Hollande toute plate n’offre aucune excuse à ne pas utiliser son vélo. La pluie et le froid ne sont que des éléments à prendre en compte avec des habits adaptés, et ça ne dire jamais bien longtemps, les déplacements en ville étant la plupart du temps de courte durée.

Du coup, la ville d’Amsterdam est principalement dédiée au vélo. Pas beaucoup de place ici pour les voitures: d’abord il y a les canaux, ensuite les routes pour les vélos, ensuite un peu de place pour les piétons, et parfois une ligne pour quelques voitures, toujours à sens unique. Et tout le monde en profite pour se déplacer à vélo.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que tout Néerlandais rirait bien en les lisant, car tout ceci est bien logique et normal ici. Toute route aux Pays-Bas a été construite en pensant aux vélos, à la campagne comme en ville. Aux Pays-Bas, quand tu roules à vélo, tu es toujours protégé, sur une route séparée des voitures, ce qui est parfait pour tout le monde: les voitures peuvent faire leur bout de chemin sans avoir des vélos dans les pattes, et les cyclistes peuvent se déplacer avec beaucoup plus de sécurité que lorsqu’ils sont mélangés aux voitures.

Bref. Toute cette introduction pour dire que pour nous, famille de voyageurs à vélo, c’est le pied de traverser les Pays-bas et on se réjouissait de goûter aux joies du vélo à Amsterdam!

Donc ci-dessous vous trouverez une mini-vidéo d’une partie de notre traversée d’Amsterdam en famille à vélo, avec les sacoches et le remorque bien sûr, pour ajouter un peu de piment à cette aventure.

Il faut s’accrocher, car nous ne sommes pas seuls à vélo. Comme dit plus tôt, ici tout le monde roule à vélo, ça y va, ça avance, ça dépasse, ça se croise. les routes à vélo sont larges d’environ 3m, et il faut respecter les règles, pour que la fluidité soit au rendez-vous et que tout le monde puisse avancer. Les sonnettes sonnent pour avertir qu’on veut te dépasser et pour avertir les piétons dans la lune qu’ils sont sur une route à vélo. Les feux dédiés aux vélo passent vite au vert, mais il y a vite une petite file d’attente qui se crée quand c’est rouge, et il faut être attentif à ne pas s’arrêter au rouge en bloquant une autre route cyclable. Et il y a des trams à Amsterdam, donc attention aux rails, qui sont toujours traitres si on n’est pas attentifs…

Les piétons doivent aussi bien être attentifs. Il y a énormément de touristes à Amsterdam, donc de gens souvent peu habitués à autant de vélos autour d’eux, le vélo devant encore retrouver sa juste place dans de nombreuses autres villes. Les piétons doivent donc rapidement apprendre à ne pas marcher sur les routes réservées aux vélos, où ils pourraient dans un premier temps se sentir à l’abri, car aucune voiture et aucun bruit à l’horizon!

A noter aussi qu’en 27 jours aux Pays-Bas, dont 4 jours à Amsterdam, nous n’avons vu qu’un seul accident de vélo, alors même que chacune de ces journées semblait être un « Slow Up » à la Vallée de Joux par beau temps. et le seul accident dont nous avons été témoin fut celui d’un jeune cycliste tombé tout seul dans un petit village en voulant remonter un peu vite sur un trottoir…

Bon, assez de bavardages sur le sujet, place à la mini-vidéo, que j’espère vous plaira:

Et quelques photos pour agrémenter le tout:

A bientôt pour de nouvelles aventures!

Léonard

Les Knooppunten

Le mot Knooppunten veut dire « Point-Noeud » en Néerlandais. Nous les avons suivis aux Pays-Bas et en Belgique (Flandre). Ce sont des numéros entre 01 et 99, et ils font des boucles dans toutes les régions. A chaque fois qu’un trajet cyclable croise un autre trajet cyclable, il y a un Knooppunten avec un numéro. Des fois ils sont aussi appelés « Fietsknoop » (Noeud-Vélo). Ils forment ensemble la « Fietsnet » (la Toile-Vélo).

C’est trop bien.

C’est l’association pour les vélos des Pays-Bas qui a sélectionné quels parcours étaient le mieux adaptés pour le vélo et qui a créé la carte des Knooppunten, la Fietsnet.

Voici la liste d’un jour où on a suivi les Knooppunten:

Comment on les suit? Les Knooppunten sont écrits sur des poteaux. Si on doit suivre le 08, une flèche indique où aller et on la suit.

Arrivés à un point, le point est indiqué en vert et il y a une carte de la région à côté. Sur le panneau où il est écrit en vert, il y a deux ou trois autres points à suivre.

Le matin mon papa allait sur l’application Knooppunten. Il écrivait nos points de départ et de destination, et ensuite il y a une liste de Knooppunten qui s’affichait. Ensuite on écrivait la liste chacun sur un papier pour la mettre sur notre sacoche de guidon. Comme ça on voyait toujours quels points on devait suivre.

Une fois on a dû suivre 27 Knooppunten pour faire 52km.

Lien Google Play pour télécharger l’application Fietsknoop (celle utilisée, testée et approuvée par mon papa)

En ville la distance entre les Knooppunten est moins longue (0,1 à 1,7km). En dehors des villes, ils font parfois jusqu’à 6km. Une fois il y avait même 26,2 km entre deux Knooppunten. Mais c’était spécial, c’était pour traverser l’Afsluitdijk, qui est une digue qui va tout droit sur 32km. La piste cyclable est à côté de l’autoroute. Heureusement on a pu prendre un bus exprès pour les vélos pour faire les 16 premiers kilomètres. 

J’ai bien aimé que c’était pas nos parents qui nous disaient où on devait aller, mais c’est nous les enfants qui savions où on devait aller. Et comme ça si on se perd il suffit de suivre les Knooppunten pour savoir où aller. On avait pas besoin de toujours tous s’attendre à chaque croisement.

J’aimerais bien que ce soit comme ça aussi en Suisse, comme ça les enfants peuvent aller faire des tours tout seuls à vélo en suivant la liste des points. Et après il suffit de suivre la liste à l’envers pour revenir en arrière et rentrer à la maison.

Timothée et Léonard

Amael: mon anniversaire au Discgolf

Le discgolf est le jeu qu’on a joué pour mon anniversaire 🎂🎂🎂🎂

Il faut lancer un Frisbee 🥏 dans un panier depuis un panneau qui indique à combien de mètres se trouve le panier, quelle est la bonne ou la mauvaise trajectoire, etc. 

Il y a 18 paniers avec des arbres 🌲, des descentes, des montées, du sable et donc des dunes. Il y a du sable car c’est à côté de la mer 🌊. 

Il se situe à 5-6 km de Schoorl, c’est-à-dire environ 20 minutes à vélo 🚲. Schoorl est une petite ville du nord de la Hollande où se trouve le camping de l’oncle de Lars mon copain de classe.

Le parcours nous a pris environ 2 heures. Et même ma soeur a joué. C’était cool.

Amael

La plage

Je vous présente la plage.

A la plage, on est sans les vélos car il y a du sable et on peut pas pédaler dans le sable. Par contre on s’amuse comme des fous. On va pas dans l’eau car elle est trop froide, mais on joue dans le sable. Une fois, il y a carrément eu la marée qui est montée, alors qu’on était en train de construire des villes en sable. On a fait des vidéos et vous pouvez les voir ci-dessous.

Nos villes de sable ressemblent à ça:

Une fois nous étions dans un parc de jeu, le sol était recouvert de sable, alors j’ai commencé à construire une ville.

Le 3 mai, nous sommes allés dans une place de jeu sur la plage en forme de bateau de pirate. Avec Amael nous avons tout de suite commencé à construire des villes.

La place de jeux en forme de bateau de pirates

Voici les vidéos!
D’abord celle où on voit les villes qu’on a construit et où on s’amuse :

Ensuite celle où la marée montante a envahit toutes nos constructions!

On a aussi acheté des cerfs-volants pour pouvoir s’amuser avec le vent. Il y a toujours du vent à la plage. Celui avec les deux lignes est très grand et il me tire fort, je me retrouve souvent par terre.

On a aussi acheté un frisbee trop cool qui va super loin. Mais c’est super dur de jouer avec car il va tellement loin que le vent le fait aller n’importe où. Le premier jour qu’on l’a utilisé, il a même atterri sur le toit d’un restaurant et on a dû demander de pouvoir escalader sur le toit pour le récupérer.

Le 4 mai, le jour de mon anniversaire de 10 ans, on était à la plage. Mes parents s’étaient éloignés avec les cerfs-volants, pour pas qu’ils tombent sur quelqu’un. Nous on s’amusait dans le sable à construire des châteaux de sable. Il était 5h. de l’après-midi et la marée a commencé à monter. Mon frère et ma soeur ont couru dans les vagues, je les ai suivi.

La Mer apportait de la mousse, c’était comme du savon. On s’amusait à s’en lancer dessus. Tout à coup une énorme vague arriva et nous mouilla de la tête aux pieds. On avait de la mousse partout.

Quand nos parents sont arrivés, on s’est fait gronder très fort. Mais moi je m’en fichais, au moins mon anniversaire était cool et j’étais content, joyeux et heureux!

Timothée

J’ai même pu faire des sauts périlleux dans le sable!

Les warmshowers, c’est quoi?

L’été passé on a accueilli des cyclistes chez nous. Ils étaient sur le site warmshowers.org

C’est un site sur lequel les cyclistes qui voyagent (comme nous) peuvent s’inscrire puis peuvent aller dormir chez d’autres cyclistes. Si vous êtes des cyclistes inscrivez-vous sur ce site, comme ça, quand vous partirez en voyage ou en vacances, ce sera plus facile de trouver des endroits où dormir. Moi j’adore ça car il y a des familles avec des enfants et on peut s’amuser.