La Mongolie: mon pays préféré 🇲🇳

24 jours en Mongolie: par Amael, du 21 septembre au 14 octobre 2019

Nous sommes partis de Oulan Bator avec des amis américains. Il y a les parents: Chris et Holly, l’aîné de 10 ans Jack, le moyen de 8 ans Leo et le dernier Seth il a 7 ans. 

Nous sommes partis pour 24 jours en pleine Mongolie avec un petit bus gris qui a fait la deuxième guerre mondiale. Soyoloo (mais on prononce Soyda) notre chauffeur est très sympa et rigolo. Le bus a des petits problèmes avec le moteur et la dynamo, mais rien de grave.

Le premier jour nous avons roulé sur routes de cailloux, de sable, d’herbe et de poussière. Nous sommes arrivés dans un Ger camp (une Ger est une yourte en mongol) et nous avons appris quelques règles, du genre: ne pas passer entre le deux poteaux du milieu, entrer avec le pied droit, etc… mais je crois que c’est un attrape touriste parce que Soyda ne les respecte pas toujours. 

Le soir nous avons vu énormément d’étoiles dans le ciel car il n’y avait pas de pollution lumineuse.  Sur une appli à papa on peut voir les étoiles et les constellations, ce qui nous permet de les reconnaître. 

Le lendemain matin nous avons roulé de nouveau sur des pistes en terre et poussière jusqu’à une Ger qui appartenait à son beau-frère Nolwa. On a joué avec les deux enfants au foot et appris à jouer avec les petits osselets (ankle bones). Ils en avaient un énorme sac avec un ankle bone super gros, des tous petits et des moyens. 

Le lait de jument fermenté à un goût de lait fermenté, c’est-à-dire un peu raide. Mais les adultes en boivent, alors ça va. 

Après une bonne nuit de sommeil sur des lit super durs, mes parents, mon frère et ma soeur sont partis en voiture et moi et les amis américains nous avons marché 2 km jusqu’à la Ger de Bolt et Narka, le frère de Nolwa. Avec eux nous avons trait leurs chèvres et mangé du yogurt de leurs chèvres. C’était tellement bon que je me suis resservi cinq fois. Papa est parti avec Bolt en moto pour aller chercher les chèvres et quand elles sont arrivées nous avons pu les traire. Elle ne sont pas d’accord et elles bougent beaucoup les pattes pour nous empêcher de les traire. Ce n’est pas facile au début mais après on apprend la technique. Les deux nuits que nous avons passé là-bas je les ai passées dehors à la belle étoile 💫 avec mon papa. Leo est aussi venu dehors avec nuit pour la deuxième nuit. 

L’endroit que nous avons visité le lendemain était magnifique avec plein de couleurs. J’ai vu deux serpents et un petit oiseau à moitié assommé. 

Le soir les bébés chameaux du ger camp hurlait tellement fort que le bruit ressemblait à une Harley Davidson qui allait à fond. Nous avons joué à des jeux et chanté des chansons.

Tous les nomades ont pour toilette une petite cabane un peu plus loin, avec dedans deux planches de chaque coté et au milieu un trou profond de 1 à 5 m. Il y a même, parfois, des vers qui grouillent à l’intérieur, je ne vous dis pas l’odeur. Mais il faut quand même se lâcher de temps en temps. 🥴 Des fois il n’y a même pas de toilettes, alors va simplement encore plus loin avec le PQ et se lâcher (très important on ne laisse jamais le PQ mais on le prend pour le brûler dans le feu). 

Le lendemain matin. Nous sommes allés prendre la douche dans des douches publiques. Dans la même ville habitait le papa de Soyoloo. Nous sommes allés pique-niquer dans sa ger même s’ils n’était pas là. 50 km plus loin nous nous sommes posés dans un ger camp puis nous sommes allés voir un petit musée de la région. Il y avait des loups, des lynx, des gypaètes barbus, des chameaux sauvages, des os et des oeufs de dinosaures, des mouflons, des chèvres sauvages, des cerfs et des biches, des pikas (de grosses souris cousines du lapins et modèle de Pikatchu), des lapins, pour les comparer aux pikas et des lièvres. Je précise que tous les animaux étaient empaillés. 

Le matin suivant, nous sommes allés visiter le canyon de la région. C’était trop cool. Nous avons joué dans l’eau et fait trois barrages. Après c’était le moment de dire au revoir à nos amis car ils repartaient pour Oulan Bator. 😥

Nous avons poursuivi et sommes allés jusqu’aux dunes de sables du désert de Gobi. Nous avons dormi, puis le lendemain nous avons fait une balade en chameaux de une heure avec un guide. L’odeur des chameaux est incomparable même pas à 1000 aisselles en sueur. 

Le guide m’a pris en moto avec lui, il m’a donné un fouet, et nous avons dû faire avancer les chameaux jusqu’à la rivière. J’ai beaucoup aimé ce moment et quand nous sommes revenus j’ai pu attacher les chameaux. 

Nous sommes retournés à la rivière et l’avons dépassée pour aller jusqu’aux dunes de sable. Nous avons vu une source qui remonte à la surface. Céliane a glissé et est tombée sur un caca de vache. Nous avons marché sur les dunes et beaucoup joué avec Nounou le doudou de Timothée, nous l’avons fait glisser dans le sable, jusque tout en bas des dunes. Puis nous sommes allés à la dunes la plus haute, qui s’appelle la singing dune (la dune qui chante). Nous le savons car nous sommes monté en ligne droite par le bout le plus raide et quand on avançait le sable faisait du bruit sous nos pieds. Ce bruit est vraiment particulier, c’est comme le bruit d’un avion à hélice qui passe au dessus de nous et c’est super impressionnant.

La Mongolie est remplie de choses indescriptibles, dans le genre de l’odeur des chameaux et du bruit de la dune. 

Nous sommes allés dans une ville qui s’appelle Gurvantes, où nous avons dormi dans un hôtel. Il y avait là-bas un gros chien que nous avons pu caresser et qui était très gentil. Dans l’hôtel il y avait une douche (!) et des vraies toilettes et du Wi-Fi pour m’acheter de nouveaux livres et pour continuer à apprendre le chinois avec une application sur le natel à papa. 

Après une nuit dans un lit confortable nous sommes allés voir un magnifique canyon, Khermen Tsav. Dans le canyon il y avait trois grandes dunes de sable dans lesquelles nous avons beaucoup joué, nous avons de nouveau joué avec les doudous de mon frère.

La nuit à été très venteuse car nous avons dormi sous tente. Le lendemain nous avons refait une longue balade dans le canyon puis nous avons visité une oasis. Nous avons roulé jusqu’à un ger camp et nous avons vu des gazelles. Au ger camp il y avait un chien avec trois pattes et nous l’avons appelé trois pattes et demi. 

Le lendemain nous sommes parti et Soyoloo nous a dit qu’il y avait un problème avec la dynamo et qu’il faillait qu’il la répare. Nous sommes donc retournés à la ville de Gurvantes dans le même hôtel dans lequel nous avons retrouvé deux stylos que nous avions oublié trois jours plus tôt. 

Le lendemain nous avons roulé 300 km jusqu’à une petite ville. Nous sommes arrivés tard le soir et il n’y avait pas d’hôtel et nous avons donc dormi dans une salle de la maison de commune où ils avaient mis des lits. Les toilettes étaient dans la rue. Le matin un petit chien nous attendait dans la rue en nous avons joué avec lui. 

Ce jour là nous avons vu au moins 60 aigles et deux renards. L’un des deux était blanc. Nous avons vu aussi des miliers de petites souris qui traversent la route. Nous avons vu des yacks. Nous sommes arrivés chez une dame qui nous a invités à prendre le thé chez elle. Elle était âgée et très sympa. Nous avons dormi dans une de ses gers, qui était déjà prête pour l’hiver (avec deux ou trois couches supplémentaires). Il faisait quand même très froid et papa a trouvé comment faire des photos de nuit avec son nouvel appareil et nous nous sommes bien amusés avec. La nuit il faisait -10 °C. 

La route était très cabossée mais nous avons réussi à atteindre le départ du sentier qui mène au Lac Shiveet. Nous avons marché toute la journée avec un chien qui nous a suivis et que j’ai nommé Cassio. 

Quand nous sommes revenus la dame nous a demandé si nous voulions manger un yogurt de yack et nous avons accepté. C’était délicieux. 

Le jour d’après nous avons pu assister au montage d’une ger d’hiver (celle de la dame qui nous accueille). Tous les voisins sont venus pour aider et en deux heures c’était fait. Tim a pu acheter un habit traditionnel mongol cousu par la dame. 

Ils attachent les petits yacks près de la ger pour que les mamans ne partent pas trop loin et le matin ils font la traite. C’était assez impressionnant. Nous avons pu essayer de traire un yack, et même pu caresser une des maman. Puis nous leur avons dit au revoir et sommes repartis jusqu’à une cascade. 

Nous avons à nouveau dormi dans un ger camp et le lendemain nous avons fait un tour à cheval jusqu’à la cascade. Papa à même pu faire du galop, le boleux 😩. 

Le jour d’après nous avons parcouru la route la plus difficile du voyage, en passant part des cols sur des pistes avec plein de racines et des gros trous. Mais cela valait le coup, car après nous sommes arrivés dans un ger camp proche d’une source d’eau chaude. On s’est baigné dans l’eau chaude pendant plusieurs heures, on était les seuls au spa, puis avons joué avec une charrette qui sert à porter les affaires. 

Le lendemain nous avons beaucoup roulé et avons vu le volcan que nous allions visiter le lendemain. Ce volcan était impressionnant. Il y avait aussi des petites tourelles proche de l’eau du lac faites avec des pierres volcaniques. Nous avons marché autour du volcan et avons pu descendre dans le cratère. 

Le lendemain nous avons encore eu des soucis avec la dynamo et avons dû aller à la ville la plus proche pour en acheter une nouvelle. Nous avons dû attendre 4 heures dans un restaurant. Nous avons eu le temps de lire, boire 5 thès, dessiner et téléphoner à Thibaud, mais aussi nous ennuyer. Le soir nous avons roulé encore 130 km pour arriver à 21h20 à Karakorum, ancienne capitale de la Mongolie (au temps du fils de Gengis Kahn). Le lendemain nous sommes allés visiter un temple et nous avons entendu les prières des moines bouddistes en tibétain. Ce n’est pas plus compréhensible que le mongol. Céliane a testé des habits traditionnels, mais seulement pour faire une photo. 

150 km plus loin, moi et Soyoloo nous avons vu un aigle et un renard qui se regardaient à 1mètre l’un de l’autre. C’est impressionnant. Nous sommes arrivés à un ger camp où il y avait une rivière. Nous avons joué dans la rivière avec les plaques de glaces et dans les dunes de sable gelées. 

Le lendemain nous avons vu les chevaux de Prewalsky, en mongol: « Texh ». Nous avions des jumelles pour les voir mieux. Moi et Timothée (avec Monsieur Singe et Nounou) nous nous sommes approchés à environ 100 m d’eux. Nous avons roulé encore 100 km (sur une route goudronnée) jusqu’à Oulan Bator où nous attendaient 2 heures d’embouteillage. J’étais assis devant, nous sommes arrivés à 20h00. Nous étions très contents de retrouver la chaleur de l’hôtel et le souper préparé par Urnaa la femme de Soyoloo. 

Amael le voyageur 🧳 

Et si on y allait en train ?

Aller jusqu’en Asie en train, en famille avec 3 enfants, c’est possible! De Lettonie jusqu’en Mongolie, voici les impressions de Céliane et Timothée.

Préface de Céliane

J’ai aimé le transsibérien parce qu’on s’est fait des nouveaux amis qui ont deux enfants. Ils parlent français et ils avaient leur compartiment un wagon après le nôtre. On a regardé un film avec les deux enfants, et on a joué ensemble.

C’est Soline et Marceau et les parents Mélanie et Aurélien (vous pouvez les suivre sur https://maysaventures.fr)

Dans le compartiment juste avant le leur il y avait quatre enfants russes, et on a appris le français à la plus grande des filles, Angelina.

J’ai aimé le train de Riga à Moscou, parce qu’à un arrêt on a pu faire la pièce droite et la roue (la gym) dans l’herbe.

Le transsibérien selon Timothée

Le transsibérien est un train qui traverse toute la Russie.

Il parcourt 5100km en 3 jours ,11 heures et 43 minutes, de Moscou à Irkutsk. On a donc dormi 4 nuits dans le même train et on a changé 5 fois d’heure ! En allant vers l’est, on perd des heures, donc les journées étaient chacune de 23 heures au lieu de 24!

Dans ce train , on a eu un compartiment à 4 place et 1 lit dans celui d’à coté (c’est papa qui dormait à coté). J’ai trouvé les lits assez confortables mais il y avait du bruit donc on arrivait pas à s’endormir.

Pendant les journées on : lisait, jouait, on mangeait des soupes et des nouilles et on boit du chocolat chaud. Pour les soupes et les chocolats chaud il y avait un réservoir d’eau chaude, en russe on l’appelle « samovar ».

Le samovar

On essayait de trouver des amis dans les autres wagons.  D’ailleurs, comme le dit ma soeur, on a trouvé Soline et Marceau et nous les avons même retrouvés dans le train suivant entre Irkutsk et Ulan Bator!

Avant le transsibérien nous avons pris un autre train qui allait de Riga (Lettonie 🇱🇻) à Moscou en 27 heures (un jour et une nuit). Et après le transsibérien nous avons pris le transmongolien de Irkutsk à Oulan Bator (Mongolie 🇲🇳). C’est aussi un jour et une nuit: 26 heures.

Le train entre Riga et Moscou.

Dans ces deux train là, nous avons passé qu’une seule nuit, mais à chaque fois nous avons dû passer une douane et avons été réveillés par les douaniers pour leur montrer nos passeports et nos visages.

Dans ces trois trains nous avons dû nous réveiller très tôt pour sortir à l’heure (vers 5h30-6h). Pendant le voyage on a pu sortir plusieurs fois du train pour quelques minutes. Sur les quais il y avait des petits stands qui vendait à manger et des petits souvenirs.

Les paysages de Lettonie et de Russie sont: forêt, plaine, et petites montagnes. Dans le troisième train nous avons longé le Lac Baïkal un très long moment et c’était très beau. Malheureusement nous n’avons pas pu voir les belles steppes mongoles car nous les avons traversées la nuit.

Quelque part en Russie

Changement de rythme

Les jours passent, puis les semaines, et finalement voici déjà un mois que nous sommes descendus de nos vélos pour la dernière fois.

Après 3700km de voyage intense à la force du mollet, nous avons dit au revoir à nos chères montures, et à notre matériel de camping. Place à une nouvelle aventure: direction l’Asie en train, avec pour idée de découvrir une toute autre région de notre monde, une autre culture, et d’aller le plus loin possible en train.

Les kilomètres se sont enchainés très vite, et nous avons rapidement dépassé la barre des 3700km grâce à ce moyen de locomotion ultrarapide qu’est le train. On va beaucoup plus vite qu’à vélo, donc on ira plus loin! Et nous voici déjà en Mongolie, à Ulan Bator, au moment d’écrire ces quelques lignes.

En un mois, nous avons: acheté des sacs à dos, trié notre matériel, empaqueté les affaires à renvoyer en Suisse, vendu les vélos des enfants, organisé le retour en Suisse des vélos des adultes, visité la très belle Riga (8ème capitale de notre périple), remplis nos sacs à dos des affaires qui nous semblaient les plus utiles pour les 4 derniers mois de notre voyage, pris notre premier train de nuit jusqu’à Moscou (9ème capitale), découvert pendant quelques jours l’immensité et la beauté de Moscou et ses stations de métro, assisté à un match de foot du Lokomotiv Moscou (défaite 1-2 😩) , grimpé 89 étages en ascenseur en moins d’une minute, parcouru 5200km au travers de la Russie en dormant 4 nuits de suite dans le même train (le légendaire transsibérien!), vécu 4 journées de 23 heures en changeant d’heure chaque jour, découvert qu’on n’était pas la seule famille assez folle pour faire le trajet Moscou-Irkustk d’une traite, appris à déchiffrer l’alphabet cyrillique, gagné quelques années de vie en se baignant dans le Lac Baïkal, vécu une semaine sur une île grande comme le Lac Léman au milieu du Lac Baïkal, admiré de nombreux couchers de soleil sur les eaux du Lac Baïkal, roulé sur des routes complètement démontées assis à l’arrière d’un UAZ 452, dû nous faire à l’idée que nous n’avions plus notre tente pour aller camper où bon nous semble, dormi une 6ème nuit dans un train pour traverser de la Russie à la Mongolie, eu la chance de se balader et déambuler librement dans les rues d’Ulan Bator (10ème capitale de notre aventure) lors de la journée annuelle sans voiture en ville (!!!), visité notre premier temple bouddhiste, fait la queue dès 4 heures du matin en bonne (et nombreuse) compagnie devant l’ambassade chinoise pour obtenir notre prochain visa, découvert qu’on était dans la même guesthouse qu’une famille américaine avec 3 garçons avec qui nous étions sur la même longueur d’ondes, dormi dans une yourte, escaladé une montagne avec nos nouveaux copains américains, fait des photos avec un aigle sur le bras, et on est même devenus millionnaires car ici 1000 Tugriks mongols valent 40 centimes de CHF et que tout se paie en cash (du coup on n’était très vite plus millionnaires, quand on a donné notre énorme liasse de sous fraichement retirés à notre guide qui va nous emmener à la découverte des contrées reculées de la Mongolie durant les 3 prochaines semaines!)

Et voilà. Un mois est passé. Que d’aventures! Notre voyage se façonne de jour en jour, au gré de nos envies et de nos rencontres.

Nous avons peu donné de nouvelles de notre voyage sur les réseaux sociaux durant ces dernières semaines, nous laissant gentiment entrainer dans un autre rythme, et souhaitant aussi nous libérer peu à peu du réseau de télécommunication. Faut-il de nos jours sans cesse raconter où le voyage nous amène, images à la clé? Ou le voyage n’est-il pas aussi le meilleur moyen de se détacher de ses habitudes, de s’éloigner, de se couper un petit peu du monde, de découvrir une autre façon de vivre la vie?

Nous explorons les choses à notre manière. La vie à 5 en voyage est très intense, très prenante. Nous devons sans cesse trouver le bon équilibre pour que chacun se sente le mieux possible. Il n’est pas possible de simplement en faire à sa tête et partir quelques jours avec ses propres envies égoïstes. Nous avons choisi de voyager à 5, et nous assumons chaque jour ce choix, avec toutes les contraintes et les joies que cela implique. Une sacrée aventure!

Une sacrée aventure, qui nous à portés en familles sur les routes cyclables d’Europe du Nord, et qui nous amène maintenant à la découverte de l’Asie et de nouvelles cultures! Le voyage continue! 😃