Une journée très spéciale

Lundi 25 novembre nous étions à Pak Beng au Laos au « Mekong Eléphant Park » pendant toute la journée.

Nous avons eu la chance de faire la connaissance de trois magnifiques éléphantes du nom de: Mae Ping (se prononce Mé Ping) l’aspirateur, 19 ans elle est dans le parc depuis 10 ans, Mae Bounma la câline, entre 28 et 35 ans, elle est dans le parc depuis 9 mois, Mae Kham (se prononce Mé Kram) la mamie, 60 ans, dans le parc depuis 10 ans.

On sait reconnaitre Mae Ping par ses petites défenses que les autres n’ont pas (elles les perdent vers 25 ans) mais surtout car comme le dit son surnom: quand il y a à manger elle se rue dessus et tente de voler aux autres.

Mae Bounma on la reconnait car elle est toujours avec Mae Ping, elles sont inséparables et tellement contentes d’être ensemble, on a bien vu que les éléphantes sont des animaux très sociaux.

Mae Kham c’est celle qui a les oreilles les plus trouées par l’âge. C’est en regardant les oreilles de éléphants que les humains peuvent savoir l’âge d’un éléphant (plus ou moins déchirées) et aussi en regardant les défenses.

Wendy nous a dit qu’ils avaient un quatrième éléphant, un mâle du nom Kham Khoun (28 ans). Nous n’avons pas pu le voir car il était en plein Musth (période des chaleurs). Il était isolé dans la forêt car son comportement peut être dangereux pour les autres éléphants et pour les hommes.

Nous sommes partis faire une balade avec Mae Ping et Mae Bounma. Mae Kham n’est pas venue, elle préférait se reposer. Les deux éléphantes s’arrêtaient à toutes les plantes de bambou pour en manger quelques feuilles. 

Trois fois Mae Ping est sortie du chemin pour aller chercher des bambous plus verts, elle n’en a fait qu’à sa tête. Elles ne voulaient jamais avancer donc leur cornac (métier de dresseur d’éléphant) les motivaient avec des morceaux d’épis de maïs. Elles bougent leur corps de trois tonnes avec beaucoup de souplesse et d’agilité sur le petit sentier de montagne. Elles portent de jolies cloches en bois de bambou à leur cou, car si elles n’en avaient pas elles se fondraient dans le paysage. On peut les repairer que avec le son de leur cloche ou avec le bambou qui bouge quand elles l’arrachent. C’était impressionnant de marcher à coté d’elles, ou plutôt devant elles car elles trainent tout le temps. 

Vers la fin de la balade Mae Bounma a trouvé un arbre très à son goût donc elle a saisi le tronc et l’a cassé pour ensuite manger les feuilles de trois branches. Elle a laissé le reste pour Mae Ping. 

Lorsque nous avons atteint la destination finale de la balade, Mae Bounma s’est arrêtée et a appelé Mae Ping. Quand elle l’a rejoint elles se sont fait un très gros câlin, d’où le surnom de Mae Bounma (la câline). 

Nous sommes descendus au Mekong où elles ont fait la même chose avec Mae Kham qui nous attendait au bord de l’eau. Elles ont bu de l’eau mais n’étaient pas motivées à se baigner. Ensuite les cornacs sont montés sur leurs dos et ensemble sont remontés vers la zone de loisir.  Les cornacs et les éléphantes se connaissent depuis toujours et ont une relation très forte entre eux. 

Nous avons retrouvé notre guide Wendy, une française très sympathique qui travaille au parc depuis 2 ans avec son ami Benoit (qui s’occupe plutôt de l’hotel). 

Après le repas, on allait partir avec un cornac quand un autre est arrivé avec une tarentule dans la main. Il lui avait déjà arraché les dents donc elle ne pouvait pas lui faire de mal. Il a demandé si nous voulions la prendre dans les mains, ce que j’ai volontiers accepté. Je l’ai prise en main et ma maman et mon frère m’ont dit que j’étais fou. J’ai répondu qu’elle faisait juste des chatouilles. C’était impressionnant d’avoir une si grande araignée dans les mains. 

Nous sommes repartis avec les cornacs à la recherche d’aliments pour la préparation de bonbons pour éléphants. Nous nous sommes promenés dans le jardin du parc et le monsieur nous a dit que tous les ingrédients se trouvaient dans la nature et sont mangeables pour eux (les cornacs). Quand nous les avons tous trouvés, j’ai pu utiliser une machette pour les découper. Puis nous les avons pillés et rassemblés en petites boules. Les cornacs les laisseront sécher au soleil avant de les donner aux éléphants.

Wendy nous a montré les ateliers. Il y avait Mme Mee qui faisait des foulards avec un métier à tisser, M. Mong qui faisait des paniers en bambou et M. Kham le forgeron, qui faisait des couteaux et les aiguisait. 

Il y avait aussi une petite boutique où nous pouvions acheter des oeuvres des artisants et j’ai eu la chance de pouvoir m’acheter un couteau. 

A la fin, Wendy et le cornac de Ma Ping nous ont montré comment ils ont réussi à la dresser pour le contrôle médical. Elle arrivait dans l’enclos et tant qu’elle recevait des bouts de banane elle était d’accord de présenter une patte ou l’autre. Avec cette technique ils peuvent faire des prises de sang, lui laver les orteils si elle a une infection et vérifier que tout va bien. Ils envoient les prises de sang chaque semaine au Centre de Conservation National à Sayaboury pour que là-bas ils essaient de comprendre quand Mae Ping pourrait faire un petit.

En fin de journée les trois éléphantes nous ont accompagnés au départ de notre bateau. Nous avons passé une journée inoubliable avec ces magnifiques animaux et il était difficile de les quitter. 

Wendy nous a aussi dit que les éléphants d’Asie n’ont pas de défenses. Seulement quelques mâles en ont des grandes, et les femelles en ont toutes des petites avant 25 ans. Ils n’ont pas de défenses car ils n’ont pas besoin de casser le sol pour aller chercher de l’eau comme les éléphants d’Afrique. Et aussi car s’ils avaient des défenses, ils se coinceraient dans la jungle et la forêt. L’éléphant d’Asie est un animal de forêt et de montagne.

Timothée l’ami des éléphants 🐘 🐘🐘🐘🐘

Voici une petite video de cette incroyable journée.

Nous avons fait des dessins d’éléphants. Les voici ci-dessous. Arriverez-vous à deviner qui a fait quel dessin? Attention il y a un piège, il y a 6 dessins et nous sommes 5 ! 🥴 😁 😉

Merci beaucoup à Wendy et à tout le staff du Mekong Eléphant Park. Si vous passez par Pak Beng n’hésitez pas à les contacter: www.mekongelephantpark.com/accueil.html
Et voici aussi l’adresse du Centre de Conservation des Eléphants pour plus d’informations sur les éléphants au Laos: www.elephantconservationcenter.com
Et un site qui explique tout sur les éléphants:
https://vie-des-elephants.blogspot.com notamment pourquoi ils sont en danger: https://vie-des-elephants.blogspot.com/2013/02/survie-et-protection.html

Note de fin (par Léonard): ce fut non seulement une belle journée, mais aussi une journée de réflexion. Auparavant, nous ne savions rien des éléphants et nous avons appris à les connaitre, mais aussi à comprendre la situation difficile dans laquelle ils sont.
Nous avons compris que les éléphants :
– sont très intelligents, capables d’apprendre beaucoup de gestes et dotés d’une grande mémoire,
– sont très sociaux et ont besoin de vivre en groupe (les femelles),
– ont besoin de manger environ 250kg de nourriture par jour,
– sont très craintifs et sensibles malgré leur masse très imposante, le moindre bruit suspect dans la jungle ou le vrombissement d’un moteur les fait fortement réagir.
Face à ce constat, la vie des éléphants avec les hommes ne fonctionne pas. S’il ne tue pas directement l’éléphant pour le revendre ou parce que celui-ci empiète sur ses cultures, l’homme détruit les forêts qui est l’habitat et la source de nourriture de l’éléphant. L’éléphant est donc voué à disparaitre très rapidement. Leur nombre à l’état sauvage se réduit de jour en jour, et rares sont les naissances.
De même, les éléphants domestiqués ont longtemps été utilisés pour le travail du bois, puis remplacés par des machines de déforestation plus efficaces. Aujourd’hui, ils sont principalement utilisés à des fins touristiques, et dès lors privés d’apprentissage, de socialisation et de liberté pour se nourrir convenablement (comment trouver 250kg de nourriture en étant enchainé toute la journée?). Un éléphant travaillant comme attraction touristique semble privé de son âme.
Nous vous conseillons de bien vous renseigner avant d’aller à leur rencontre et de choisir consciencieusement le lieu que vous visiterez. Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’endroits comme celui que nous avons eu la chance de visiter, où les éléphants sont peu sollicités, peuvent vivre dans un environnement naturel et se nourrir naturellement, ne sont pas enchainés ni utilisés pour porter des touristes et sont respectés le plus possible.

Le boss du bus

Aujourd’hui je vais vous raconter notre passage de la frontière entre le Vietnam et le Laos.

Pour partir de Sa Pa nous avons décidé de prendre un bus de nuit prévu pour 18h30. Donc toute la journée nous avons attendu le bus en écrivant des trucs. A 18h00, Timothée, Céliane, papa et moi nous sommes allés chercher des sandwichs à la saucisse. A 18h25 nous sommes retournés l’hôtel pour prendre le bus, maman nous y attendait et nous dit que le bus n’était pas encore là. Le patron de l’hôtel nous confirme (après un coup de téléphone) qu’il arrivera dans une heure.

Une heure plus tard, il n’est toujours pas là. Après un autre coup de téléphone le patron nous dit qu’on doit attendre encore 10 minutes. 10 minutes plus tard, il n’est pas là non plus, mais le patron nous dit de nous préparer car il va arriver. Il a fallu encore 12 minutes pour qu’il arrive et pour que nous puissions enfin monter dans le bus. 

Après nous avoir dit au revoir, le patron nous dit que nous pouvons dormir au milieu du bus pour être le plus confortable. Mais l’aide chauffeur n’est pas du même avis. Alors, après 10 minutes à lui expliquer que nous voulons dormir au milieu, nous nous retrouvâmes quand même tout derrière, là où c’est le moins confortable. 

Dès que nous commençons à nous installer le bus se décide enfin à partir. Devant nous il y a une dame avec son bébé qui a décidé de s’installer au milieu du bus, entre les sièges, là où on marche. A droite il y a une dame au téléphone. Les vietnamiens crient pour être sûr que la personne à l’autre bout du fil les entende bien (comme Ron dans Harry Potter). A droite, une couchette plus bas il y a une autre dame qui dort. Le bébé hurle et se balade un peu partout. Maman commence à raconter une histoire à Céliane mais le bébé veut aussi écouter et il essaye de monter sur maman pour… en fait je ne sais pas pourquoi, mais il le fait quand même, alors il doit bien y avoir une raison. Il essaye de toucher la liseuse de maman mais il n’y arrive pas. Alors il vient vers moi pour tenter sa chance, mais je lui tourne le dos, donc il n’y arrive pas non plus. Tout à coup, le bus fait un virage et le bébé tombe par terre et il commence à hurler. Sa maman le prend et le calme en lui donnant des fessées, ce qui le fait crier de plus belle. 2 minutes plus tard il arrête et il s’endort enfin et au même moment le chauffeur éteint les lumières du bus.

Ma maman, mon frère et moi éteignons nos liseuses. Ma soeur et mon frère s’endorment super rapidement. Maman ne tarde pas non plus (enfin c’est ce que je crois). Seuls moi et mon papa (toujours sur son natel) nous ne trouvons pas le sommeil tout de suite. À 22h le bus s’arrête devant le restaurant d’une petite ville, le chauffeur a rallumé toutes les lumières dans le bus et les gens qui pensaient pouvoir dormir ont été réveillés pour aller aux toilettes.

A 22h45 nous repartons et la dame qui dormait est venue se mettre à coté de l’autre dame avec son bébé, et elles ont commencé à jouer à des jeux vidéo. Heureusement elles n’ont pas mis de son, ouf! Après une bonne demie-heure elles ont commencé à regarder des vidéos, sauf que cette fois elles ont mis du son. Les vidéos ne faisaient pas trop de bruit, mais quand elles en ont eu marre, elles ont recommencé à jouer. Je n’ai même pas essayé de dormir. Il y avait deux jeux, le premier ne faisait pas beaucoup de bruit mais le deuxième faisait tout le temps de la musique. Il leurs a fallu 30 minutes pour se rendre compte qu’elles faisaient trop de bruit et il m’a fallu encore 40 minutes pour m’endormir.

A mon réveil il était 4 heures du matin et il n’y avait plus personne dans le bus, à part nous cinq. Nous avons pris nos affaires et sommes sortis du bus pour rentrer dans un autre bus. Dans cet autre bus il n’y avait personne, même pas de conducteur. A 4h35 nous sommes montés dans le bus et vers 5h deux français, deux polonais et un japonais sont arrivés. A 5h30 nous sommes partis après que le chauffeur, deux aides chauffeurs et quatre vietnamiens soient arrivés. 200m plus loin nous nous arrêtons à un marché où deux vietnamiens entrent dans le bus. Le chauffeur commence à négocier des trucs et deux autres vietnamiens entrent dans le bus avec leurs gros sacs. Les sacs sont mis sur le toit et les gens à l’intérieur. 

Après deux ou trois négociations, des aliments, des affaires négociées et des nouvelles personnes nous rejoignent et nous partons à 23 pour le Laos. Et pourtant on s’arrête aux deux prochains marchés pour aller chercher de nouvelles affaires et des personnes. A 45 pour 27 places nous arrivons à notre dernier arrêt, où deux autres personnes nous attendent. Mais finalement ce sont cinq personnes qui entrent dans le bus. Ce dernier arrêt était dans une petite route bien serrée où nous passons de justesse. Après une ou deux minutes nous arrivons à une intersection, et le chauffeur tourne à gauche. Il essaye une première fois, et moi qui suis du côté de la vitre je vois bien que nous ne passerons pas et que la roue va passer en bas.  Il va tout doucement puis il recule pour mieux négocier son virage. Il prend son élan et avance et finit par se coincer dans un trou avec la roue arrière. Je l’avais pourtant prévenu, mais il ne m’a pas écouté. 

Tout le monde sort pour voir les dégâts, à part deux ou trois personnes. Nous voyons que les boulons de la suspension sont cloué au sol. Ils essayent de soulever le bus avec un cric. La première fois le cric lâche et les dernières personnes qui étaient encore dans le bus sortent en courant. Ils mettent des cailloux sous la roue pour repartir. Après vingt minutes à attendre, 10 vietnamiens commencent à pousser le bus vers l’avant. Ils poussent, poussent, poussent et le bus avance, puis tombe de l’autre coté de la route. Heureusement cette fois, ils arrivent assez facilement à le faire sortir et le remettre droit sur la route. Avant de repartir, le chauffeur trouve un gros boulon par terre, le regarde attentivement, puis le lance sur le bord de la route en haussant les épaules.

Après quelques vérifications nous partons enfin pour Muang Khua. En arrivant à la grande route un panneau indique Muang Khua à gauche et Dien Bien Phu à droite. Comme c’est une journée spéciale, contrairement à toute attente nous tournons à droite. Nous revenons jusqu’à notre ville de départ, et arrivons à un garage pour changer la suspension car quand il est tombé dans le trou un des deux boulons a bel et bien lâché (celui que le chauffeur regardait juste avant était bien le nôtre…). Le garagiste fait fondre le deuxième boulon car il est voilé et il remplace la pièce qui tient la suspension. Après avoir remis les roues nous repartons cette fois-ci pour de vrai au Laos. Notre bus avait démarré à 5h30, et maintenant il est 8h30. Nous avons donc trois heures de retard sur le programme. 

Quelques km avant la douane nous constatons que nous n’avons pas de photos d’identité pour nos visas, ils sont dans le sac à dos de ma maman, sur le toit. Impossible de les atteindre. Pour finir nous passons la douane, et n’avons pas eu besoin des photos, ouf. En tant que Suisses nous avons le droit de rentrer au Laos sans visas si on reste moins de quinze jours. A la douane ce ne fut pas trop compliqué, mais surtout super long, car avec 50 personnes dans le bus de 27 places, ça va quand même beaucoup moins vite que si on est que 27. Je ne tarde pas à enfin m’endormir et je me réveille à Muang Khua au Laos. 

Nous sortons du bus et attendons que l’aide chauffeur, qui est sur le toit nous passe nos sacs. Nous attendons du côté du trottoir et quand le bus repart nous voyons nos sacs de l’autre côté du bus, au milieu de la route, nous courrons donc les chercher, puis nous partons à la recherche d’un endroit pour dormir. Nous le trouvons facilement mais les gens qui nous accueille sont tellement gentils qu’ils proposent à papa de boire un (ou plutôt deux) shots de lao lao!! Un alcool à 40° que les Laotiens boivent toujours 2 verres par 2 verres. Au vu de la fatigue et la faim accumulées ces dernières heures, mon papa n’était pas bien, et il s’est endormi sur la table du restaurant en attendant que notre commande arrive.

Si une fois vous passez par là, faites le bon choix… 😬😬😬

Amael le voyageur 🧳 

Dans le cochon tout est bon

Dans toutes les villes du Vietnam, il y a un marché. Ces marchés sont très spéciaux car il y a des gens qui vendent des trucs auxquels nous n’avons pas l’habitude chez nous. Je vous raconte ce que j’ai vu dans celui de la ville de Sa Pa.

Il y a des forêts de pattes de poulets déplumés. Il y a des pigeons en cage: ils sont toujours vivants mais les os de leurs ailes et de leurs pattes sont cassés, ils sont tous dans une petite cage.

Nous trouvons également des têtes de cochons coupées en quatre, et leur cerveau 🧠, leur foie, leur coeur, etc. sont également exposés. Les pattes et les oreilles des cochons sont aussi au rendez-vous.

Des poissons nagent dans un aquarium ou juste dans une bassine. Quand quelqu’un décide d’en acheter un, il se fait assommer, écailler, « dé-nageoirer », vider et découper, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que des morceaux de poissons. Ils les emballent dans quatre sacs en plastique, puis ils attachent les sacs au scooter et rentrent à la maison.

Ils mettent aussi dans des sacs en plastique les poules vivantes avec les pattes attachées et font un petit trou pour qu’elle puisse respirer, et à la maison ils la préparent pour la manger.

Il y a aussi des têtes de chien et de la viande de chien!

Pour un peu plus basique, il y a des gens qui vendent et qui aiguisent des machette et surtout il y a … LA CANNE A SUCRE!! Impossible de la trouver chez nous. Dommage car on adore en manger.

Mais ce que j’ai préféré ce sont les vrais fruits qu’on trouve ici. Des vraies mangues, des vraies bananes, des vraies grenades blanches ou rouges, des vraies mandarines, des vrais « pomelo ». Ils font aussi des jus de fruits très très bons. 

On essaie de boire le plus de jus de fruit possible, mais si tu es un vrai touriste tu peux aussi avoir une boisson comme du Coca-Cola, du Sprite, du Fanta ou de la bière (à part le Rivella) comme nous avons chez nous et que eux ne consomment pas.

Amael le voyageur 🧳

Le Vietnam avec Em

Nous avons passé 5 jours chez une famille de vietnamiens très sympa dans un petit village proche de Sa Pa dans le nord du pays. 

Dans la famille il y a la maman Em, le papa Tcha, le fils Vang de 7 ans et la fille Xi (se prononce Si) de 5 ans. Em travaille comme guide.

Chaque jour nous sommes allés faire des balades dans les rizières. Il y avait beaucoup de boue car les rizières sont toujours inondées, car le riz pousse dans l’eau. 

La première balade nous l’avons faite avec d’autres Suisses que nous avons rencontrés chez Em (Inès et Vincent, qui habitent en fait à 10km de chez nous en Suisse). A midi nous avons mangé ensemble puis ils sont partis en scooter pour Sa Pa. 

Le lendemain nous sommes allés faire une balade avec Em et Xi. On a découvert que les enfants vietnamiens adorent marcher, mais n’ont pas de chaussures de marche. Ils ont seulement des petites pantoufles en plastique, mais ils courent quand même devant nous et ne glissent pas dans la boue. Xi a beaucoup rigolé quand Amael ou moi glissions dans la boue et mettions les pieds dans les rizières pleines d’eau. Le soir elle était très fière de raconter à son papa qu’elle n’avait pas glissé dans la boue comme nous.

A la fin de la balade, Tcha, qui rentrait du marché, nous a pris sur son scooter pour nous ramener à la maison. Nous étions 4 sur le scooter. 

Le jour suivant Amael a été malade et il a dû rester à la maison avec Xi, les cousins et les grands-parents. Nous sommes allés nous balader avec Tcha et Vang, car Em a dû ramener d’autres touristes à Sa Pa (Eva et Sophia). On est monté jusque tout en haut de la montagne et Vang courait lui aussi devant. Tout en haut de la montagne nous avons trouvé un gros caillou, parfait pour faire de l’escalade. Nous l’avons escaladé et Vang courait même en grimpant. J’ai fait toute la balade en tongs comme les enfants vietnamiens et j’ai fait de l’escalade à pieds nus.

Em et Tcha ont cuisiné pour nous et Céliane a pu les aider. Nous avons toujours très bien mangé. Au petit déjeuner il y avait des crêpes, des morceaux de fruits, des bananes et des beignets aux bananes (on a pris la recette et on se réjouit d’en refaire à la maison). Le soir aussi on a trop bien mangé: du riz avec des haricots, des patates, des nems (rouleaux de printemps) et de la viande. Il y avait toujours énormément à manger!

Le matin de notre départ, Vang nous a montré ses jouets: deux animaux en plastique, une trentaines de perles que nous avons utilisées comme des billes, des mini-pistolets en plastique qui tirent des petits cailloux avec un élastique. Il n’avait pas beaucoup de jouets, mais nous avons beaucoup joué et nous nous sommes amusés avec lui, sa soeur et ses cousins. Les enfants dans les villages n’ont presque pas de jouets mais ils jouent dehors et ils sont tous super heureux. Xi et une de ses cousines ont commencé à m’attraper et j’ai dû me réfugier sur les sacs de riz, où elles n’arrivaient pas à aller. Nous avons joué à ça pendant longtemps. Elles se rappelaient seulement de mon prénom et elles aimaient le dire. Ils sont chrétiens et Timothée est un nom biblique, voilà pourquoi. Nous parlions pas la même langue et il était difficile de communiquer, mais cela ne nous a pas empêché de beaucoup rigoler. 

Une vie de vietnamienne

Tous les jours que nous avons passés avec Em, elle nous a expliqué plein de choses sur le Vietnam et sa région. Voilà ce qu’elle nous a appris sur sa vie. 

Em fait partie de l’ethnie des Hmong noirs, une des 54 ethnies minoritaires du Vietnam. Ses parents ont eu 8 filles puis 2 garçons, ils ont fait beaucoup enfants pour avoir des garçons, car quand les filles se marient elles partent vivre dans la famille du mari. Donc c’est important d’avoir des garçons car ils restent dans le village en se mariant et ce sont eux qui s’occupent des parents quand ils sont vieux et héritent des rizières.

Em a commencé l’école à 4 ans, peu de temps après elle a dû aller aider sa mère et ses soeurs à cultiver le riz des voisins, car ils n’en avaient pas assez pour nourrir toute la famille. Très jeune elle a commencé à coudre ses propres vêtements traditionnels et à faire des travaux ménagers pour la famille.

Elle s’est mariée à 17 ans, avec Tcha et elle est allée vivre dans la famille de son mari, car c’est comme ça qu’on fait au Vietnam. Il lui a fait la cour, ils se sont vus 3 ou 4 fois, puis il a fait la demande de mariage à ses parents. Les parents de Tcha lui ont dit « oui » et sont allés eux-même demander aux parents de Em, qui ont été d’accord. Avec des « témoins » ils ont choisi combien la famille de Tcha devait payer pour que Em vienne vivre chez eux (par exemple: un cochon, 5 poulets, deux sacs de riz et de l’argent). Em nous a dit que son mari avait de la chance car son prix était peu élevé parce que ses parents avaient eu beaucoup de filles.

Les jeunes mariés ont vécu une année avec les parents de Tcha puis ont construit leur propre maison proche de celle des parents. Un an après leur mariage ils ont eu leur premier enfant, Vang. En même temps, la maman de Em a eu son dixième enfant! Em a dit que c’était difficile d’être enceinte en même temps que sa maman. Sa maman s’est mariée à 15 ans, a eu son premier enfant à 16 ans et le dernier à 48 ans. 

Em a appris l’anglais grâce au tourisme, en faisant guide depuis qu’elle avait 16 ans. Depuis 3 ans elle fait guide à son propre compte et ils ont fait de leur maison un Homestay pour accueillir les touristes.

Em et Tcha ne pense pas avoir d’autres enfants car ils aimeraient pouvoir leur payer des études pour qu’ils quittent le village et aient une vie différente.

Timothée

Si vous allez au Vietnam et à Sa Pa, il faut contacter Em pour aller dormir chez elle et faire des balades. Voici sa page facebook: www.facebook.com/em.ghenh

La Mongolie: mon pays préféré 🇲🇳

24 jours en Mongolie: par Amael, du 21 septembre au 14 octobre 2019

Nous sommes partis de Oulan Bator avec des amis américains. Il y a les parents: Chris et Holly, l’aîné de 10 ans Jack, le moyen de 8 ans Leo et le dernier Seth il a 7 ans. 

Nous sommes partis pour 24 jours en pleine Mongolie avec un petit bus gris qui a fait la deuxième guerre mondiale. Soyoloo (mais on prononce Soyda) notre chauffeur est très sympa et rigolo. Le bus a des petits problèmes avec le moteur et la dynamo, mais rien de grave.

Le premier jour nous avons roulé sur routes de cailloux, de sable, d’herbe et de poussière. Nous sommes arrivés dans un Ger camp (une Ger est une yourte en mongol) et nous avons appris quelques règles, du genre: ne pas passer entre le deux poteaux du milieu, entrer avec le pied droit, etc… mais je crois que c’est un attrape touriste parce que Soyda ne les respecte pas toujours. 

Le soir nous avons vu énormément d’étoiles dans le ciel car il n’y avait pas de pollution lumineuse.  Sur une appli à papa on peut voir les étoiles et les constellations, ce qui nous permet de les reconnaître. 

Le lendemain matin nous avons roulé de nouveau sur des pistes en terre et poussière jusqu’à une Ger qui appartenait à son beau-frère Nolwa. On a joué avec les deux enfants au foot et appris à jouer avec les petits osselets (ankle bones). Ils en avaient un énorme sac avec un ankle bone super gros, des tous petits et des moyens. 

Le lait de jument fermenté à un goût de lait fermenté, c’est-à-dire un peu raide. Mais les adultes en boivent, alors ça va. 

Après une bonne nuit de sommeil sur des lit super durs, mes parents, mon frère et ma soeur sont partis en voiture et moi et les amis américains nous avons marché 2 km jusqu’à la Ger de Bolt et Narka, le frère de Nolwa. Avec eux nous avons trait leurs chèvres et mangé du yogurt de leurs chèvres. C’était tellement bon que je me suis resservi cinq fois. Papa est parti avec Bolt en moto pour aller chercher les chèvres et quand elles sont arrivées nous avons pu les traire. Elle ne sont pas d’accord et elles bougent beaucoup les pattes pour nous empêcher de les traire. Ce n’est pas facile au début mais après on apprend la technique. Les deux nuits que nous avons passé là-bas je les ai passées dehors à la belle étoile 💫 avec mon papa. Leo est aussi venu dehors avec nuit pour la deuxième nuit. 

L’endroit que nous avons visité le lendemain était magnifique avec plein de couleurs. J’ai vu deux serpents et un petit oiseau à moitié assommé. 

Le soir les bébés chameaux du ger camp hurlait tellement fort que le bruit ressemblait à une Harley Davidson qui allait à fond. Nous avons joué à des jeux et chanté des chansons.

Tous les nomades ont pour toilette une petite cabane un peu plus loin, avec dedans deux planches de chaque coté et au milieu un trou profond de 1 à 5 m. Il y a même, parfois, des vers qui grouillent à l’intérieur, je ne vous dis pas l’odeur. Mais il faut quand même se lâcher de temps en temps. 🥴 Des fois il n’y a même pas de toilettes, alors va simplement encore plus loin avec le PQ et se lâcher (très important on ne laisse jamais le PQ mais on le prend pour le brûler dans le feu). 

Le lendemain matin. Nous sommes allés prendre la douche dans des douches publiques. Dans la même ville habitait le papa de Soyoloo. Nous sommes allés pique-niquer dans sa ger même s’ils n’était pas là. 50 km plus loin nous nous sommes posés dans un ger camp puis nous sommes allés voir un petit musée de la région. Il y avait des loups, des lynx, des gypaètes barbus, des chameaux sauvages, des os et des oeufs de dinosaures, des mouflons, des chèvres sauvages, des cerfs et des biches, des pikas (de grosses souris cousines du lapins et modèle de Pikatchu), des lapins, pour les comparer aux pikas et des lièvres. Je précise que tous les animaux étaient empaillés. 

Le matin suivant, nous sommes allés visiter le canyon de la région. C’était trop cool. Nous avons joué dans l’eau et fait trois barrages. Après c’était le moment de dire au revoir à nos amis car ils repartaient pour Oulan Bator. 😥

Nous avons poursuivi et sommes allés jusqu’aux dunes de sables du désert de Gobi. Nous avons dormi, puis le lendemain nous avons fait une balade en chameaux de une heure avec un guide. L’odeur des chameaux est incomparable même pas à 1000 aisselles en sueur. 

Le guide m’a pris en moto avec lui, il m’a donné un fouet, et nous avons dû faire avancer les chameaux jusqu’à la rivière. J’ai beaucoup aimé ce moment et quand nous sommes revenus j’ai pu attacher les chameaux. 

Nous sommes retournés à la rivière et l’avons dépassée pour aller jusqu’aux dunes de sable. Nous avons vu une source qui remonte à la surface. Céliane a glissé et est tombée sur un caca de vache. Nous avons marché sur les dunes et beaucoup joué avec Nounou le doudou de Timothée, nous l’avons fait glisser dans le sable, jusque tout en bas des dunes. Puis nous sommes allés à la dunes la plus haute, qui s’appelle la singing dune (la dune qui chante). Nous le savons car nous sommes monté en ligne droite par le bout le plus raide et quand on avançait le sable faisait du bruit sous nos pieds. Ce bruit est vraiment particulier, c’est comme le bruit d’un avion à hélice qui passe au dessus de nous et c’est super impressionnant.

La Mongolie est remplie de choses indescriptibles, dans le genre de l’odeur des chameaux et du bruit de la dune. 

Nous sommes allés dans une ville qui s’appelle Gurvantes, où nous avons dormi dans un hôtel. Il y avait là-bas un gros chien que nous avons pu caresser et qui était très gentil. Dans l’hôtel il y avait une douche (!) et des vraies toilettes et du Wi-Fi pour m’acheter de nouveaux livres et pour continuer à apprendre le chinois avec une application sur le natel à papa. 

Après une nuit dans un lit confortable nous sommes allés voir un magnifique canyon, Khermen Tsav. Dans le canyon il y avait trois grandes dunes de sable dans lesquelles nous avons beaucoup joué, nous avons de nouveau joué avec les doudous de mon frère.

La nuit à été très venteuse car nous avons dormi sous tente. Le lendemain nous avons refait une longue balade dans le canyon puis nous avons visité une oasis. Nous avons roulé jusqu’à un ger camp et nous avons vu des gazelles. Au ger camp il y avait un chien avec trois pattes et nous l’avons appelé trois pattes et demi. 

Le lendemain nous sommes parti et Soyoloo nous a dit qu’il y avait un problème avec la dynamo et qu’il faillait qu’il la répare. Nous sommes donc retournés à la ville de Gurvantes dans le même hôtel dans lequel nous avons retrouvé deux stylos que nous avions oublié trois jours plus tôt. 

Le lendemain nous avons roulé 300 km jusqu’à une petite ville. Nous sommes arrivés tard le soir et il n’y avait pas d’hôtel et nous avons donc dormi dans une salle de la maison de commune où ils avaient mis des lits. Les toilettes étaient dans la rue. Le matin un petit chien nous attendait dans la rue en nous avons joué avec lui. 

Ce jour là nous avons vu au moins 60 aigles et deux renards. L’un des deux était blanc. Nous avons vu aussi des miliers de petites souris qui traversent la route. Nous avons vu des yacks. Nous sommes arrivés chez une dame qui nous a invités à prendre le thé chez elle. Elle était âgée et très sympa. Nous avons dormi dans une de ses gers, qui était déjà prête pour l’hiver (avec deux ou trois couches supplémentaires). Il faisait quand même très froid et papa a trouvé comment faire des photos de nuit avec son nouvel appareil et nous nous sommes bien amusés avec. La nuit il faisait -10 °C. 

La route était très cabossée mais nous avons réussi à atteindre le départ du sentier qui mène au Lac Shiveet. Nous avons marché toute la journée avec un chien qui nous a suivis et que j’ai nommé Cassio. 

Quand nous sommes revenus la dame nous a demandé si nous voulions manger un yogurt de yack et nous avons accepté. C’était délicieux. 

Le jour d’après nous avons pu assister au montage d’une ger d’hiver (celle de la dame qui nous accueille). Tous les voisins sont venus pour aider et en deux heures c’était fait. Tim a pu acheter un habit traditionnel mongol cousu par la dame. 

Ils attachent les petits yacks près de la ger pour que les mamans ne partent pas trop loin et le matin ils font la traite. C’était assez impressionnant. Nous avons pu essayer de traire un yack, et même pu caresser une des maman. Puis nous leur avons dit au revoir et sommes repartis jusqu’à une cascade. 

Nous avons à nouveau dormi dans un ger camp et le lendemain nous avons fait un tour à cheval jusqu’à la cascade. Papa à même pu faire du galop, le boleux 😩. 

Le jour d’après nous avons parcouru la route la plus difficile du voyage, en passant part des cols sur des pistes avec plein de racines et des gros trous. Mais cela valait le coup, car après nous sommes arrivés dans un ger camp proche d’une source d’eau chaude. On s’est baigné dans l’eau chaude pendant plusieurs heures, on était les seuls au spa, puis avons joué avec une charrette qui sert à porter les affaires. 

Le lendemain nous avons beaucoup roulé et avons vu le volcan que nous allions visiter le lendemain. Ce volcan était impressionnant. Il y avait aussi des petites tourelles proche de l’eau du lac faites avec des pierres volcaniques. Nous avons marché autour du volcan et avons pu descendre dans le cratère. 

Le lendemain nous avons encore eu des soucis avec la dynamo et avons dû aller à la ville la plus proche pour en acheter une nouvelle. Nous avons dû attendre 4 heures dans un restaurant. Nous avons eu le temps de lire, boire 5 thès, dessiner et téléphoner à Thibaud, mais aussi nous ennuyer. Le soir nous avons roulé encore 130 km pour arriver à 21h20 à Karakorum, ancienne capitale de la Mongolie (au temps du fils de Gengis Kahn). Le lendemain nous sommes allés visiter un temple et nous avons entendu les prières des moines bouddistes en tibétain. Ce n’est pas plus compréhensible que le mongol. Céliane a testé des habits traditionnels, mais seulement pour faire une photo. 

150 km plus loin, moi et Soyoloo nous avons vu un aigle et un renard qui se regardaient à 1mètre l’un de l’autre. C’est impressionnant. Nous sommes arrivés à un ger camp où il y avait une rivière. Nous avons joué dans la rivière avec les plaques de glaces et dans les dunes de sable gelées. 

Le lendemain nous avons vu les chevaux de Prewalsky, en mongol: « Texh ». Nous avions des jumelles pour les voir mieux. Moi et Timothée (avec Monsieur Singe et Nounou) nous nous sommes approchés à environ 100 m d’eux. Nous avons roulé encore 100 km (sur une route goudronnée) jusqu’à Oulan Bator où nous attendaient 2 heures d’embouteillage. J’étais assis devant, nous sommes arrivés à 20h00. Nous étions très contents de retrouver la chaleur de l’hôtel et le souper préparé par Urnaa la femme de Soyoloo. 

Amael le voyageur 🧳 

Et si on y allait en train ?

Aller jusqu’en Asie en train, en famille avec 3 enfants, c’est possible! De Lettonie jusqu’en Mongolie, voici les impressions de Céliane et Timothée.

Préface de Céliane

J’ai aimé le transsibérien parce qu’on s’est fait des nouveaux amis qui ont deux enfants. Ils parlent français et ils avaient leur compartiment un wagon après le nôtre. On a regardé un film avec les deux enfants, et on a joué ensemble.

C’est Soline et Marceau et les parents Mélanie et Aurélien (vous pouvez les suivre sur https://maysaventures.fr)

Dans le compartiment juste avant le leur il y avait quatre enfants russes, et on a appris le français à la plus grande des filles, Angelina.

J’ai aimé le train de Riga à Moscou, parce qu’à un arrêt on a pu faire la pièce droite et la roue (la gym) dans l’herbe.

Le transsibérien selon Timothée

Le transsibérien est un train qui traverse toute la Russie.

Il parcourt 5100km en 3 jours ,11 heures et 43 minutes, de Moscou à Irkutsk. On a donc dormi 4 nuits dans le même train et on a changé 5 fois d’heure ! En allant vers l’est, on perd des heures, donc les journées étaient chacune de 23 heures au lieu de 24!

Dans ce train , on a eu un compartiment à 4 place et 1 lit dans celui d’à coté (c’est papa qui dormait à coté). J’ai trouvé les lits assez confortables mais il y avait du bruit donc on arrivait pas à s’endormir.

Pendant les journées on : lisait, jouait, on mangeait des soupes et des nouilles et on boit du chocolat chaud. Pour les soupes et les chocolats chaud il y avait un réservoir d’eau chaude, en russe on l’appelle « samovar ».

Le samovar

On essayait de trouver des amis dans les autres wagons.  D’ailleurs, comme le dit ma soeur, on a trouvé Soline et Marceau et nous les avons même retrouvés dans le train suivant entre Irkutsk et Ulan Bator!

Avant le transsibérien nous avons pris un autre train qui allait de Riga (Lettonie 🇱🇻) à Moscou en 27 heures (un jour et une nuit). Et après le transsibérien nous avons pris le transmongolien de Irkutsk à Oulan Bator (Mongolie 🇲🇳). C’est aussi un jour et une nuit: 26 heures.

Le train entre Riga et Moscou.

Dans ces deux train là, nous avons passé qu’une seule nuit, mais à chaque fois nous avons dû passer une douane et avons été réveillés par les douaniers pour leur montrer nos passeports et nos visages.

Dans ces trois trains nous avons dû nous réveiller très tôt pour sortir à l’heure (vers 5h30-6h). Pendant le voyage on a pu sortir plusieurs fois du train pour quelques minutes. Sur les quais il y avait des petits stands qui vendait à manger et des petits souvenirs.

Les paysages de Lettonie et de Russie sont: forêt, plaine, et petites montagnes. Dans le troisième train nous avons longé le Lac Baïkal un très long moment et c’était très beau. Malheureusement nous n’avons pas pu voir les belles steppes mongoles car nous les avons traversées la nuit.

Quelque part en Russie

Les Knooppunten

Le mot Knooppunten veut dire « Point-Noeud » en Néerlandais. Nous les avons suivis aux Pays-Bas et en Belgique (Flandre). Ce sont des numéros entre 01 et 99, et ils font des boucles dans toutes les régions. A chaque fois qu’un trajet cyclable croise un autre trajet cyclable, il y a un Knooppunten avec un numéro. Des fois ils sont aussi appelés « Fietsknoop » (Noeud-Vélo). Ils forment ensemble la « Fietsnet » (la Toile-Vélo).

C’est trop bien.

C’est l’association pour les vélos des Pays-Bas qui a sélectionné quels parcours étaient le mieux adaptés pour le vélo et qui a créé la carte des Knooppunten, la Fietsnet.

Voici la liste d’un jour où on a suivi les Knooppunten:

Comment on les suit? Les Knooppunten sont écrits sur des poteaux. Si on doit suivre le 08, une flèche indique où aller et on la suit.

Arrivés à un point, le point est indiqué en vert et il y a une carte de la région à côté. Sur le panneau où il est écrit en vert, il y a deux ou trois autres points à suivre.

Le matin mon papa allait sur l’application Knooppunten. Il écrivait nos points de départ et de destination, et ensuite il y a une liste de Knooppunten qui s’affichait. Ensuite on écrivait la liste chacun sur un papier pour la mettre sur notre sacoche de guidon. Comme ça on voyait toujours quels points on devait suivre.

Une fois on a dû suivre 27 Knooppunten pour faire 52km.

Lien Google Play pour télécharger l’application Fietsknoop (celle utilisée, testée et approuvée par mon papa)

En ville la distance entre les Knooppunten est moins longue (0,1 à 1,7km). En dehors des villes, ils font parfois jusqu’à 6km. Une fois il y avait même 26,2 km entre deux Knooppunten. Mais c’était spécial, c’était pour traverser l’Afsluitdijk, qui est une digue qui va tout droit sur 32km. La piste cyclable est à côté de l’autoroute. Heureusement on a pu prendre un bus exprès pour les vélos pour faire les 16 premiers kilomètres. 

J’ai bien aimé que c’était pas nos parents qui nous disaient où on devait aller, mais c’est nous les enfants qui savions où on devait aller. Et comme ça si on se perd il suffit de suivre les Knooppunten pour savoir où aller. On avait pas besoin de toujours tous s’attendre à chaque croisement.

J’aimerais bien que ce soit comme ça aussi en Suisse, comme ça les enfants peuvent aller faire des tours tout seuls à vélo en suivant la liste des points. Et après il suffit de suivre la liste à l’envers pour revenir en arrière et rentrer à la maison.

Timothée et Léonard

Amael: mon anniversaire au Discgolf

Le discgolf est le jeu qu’on a joué pour mon anniversaire 🎂🎂🎂🎂

Il faut lancer un Frisbee 🥏 dans un panier depuis un panneau qui indique à combien de mètres se trouve le panier, quelle est la bonne ou la mauvaise trajectoire, etc. 

Il y a 18 paniers avec des arbres 🌲, des descentes, des montées, du sable et donc des dunes. Il y a du sable car c’est à côté de la mer 🌊. 

Il se situe à 5-6 km de Schoorl, c’est-à-dire environ 20 minutes à vélo 🚲. Schoorl est une petite ville du nord de la Hollande où se trouve le camping de l’oncle de Lars mon copain de classe.

Le parcours nous a pris environ 2 heures. Et même ma soeur a joué. C’était cool.

Amael

La plage

Je vous présente la plage.

A la plage, on est sans les vélos car il y a du sable et on peut pas pédaler dans le sable. Par contre on s’amuse comme des fous. On va pas dans l’eau car elle est trop froide, mais on joue dans le sable. Une fois, il y a carrément eu la marée qui est montée, alors qu’on était en train de construire des villes en sable. On a fait des vidéos et vous pouvez les voir ci-dessous.

Nos villes de sable ressemblent à ça:

Une fois nous étions dans un parc de jeu, le sol était recouvert de sable, alors j’ai commencé à construire une ville.

Le 3 mai, nous sommes allés dans une place de jeu sur la plage en forme de bateau de pirate. Avec Amael nous avons tout de suite commencé à construire des villes.

La place de jeux en forme de bateau de pirates

Voici les vidéos!
D’abord celle où on voit les villes qu’on a construit et où on s’amuse :

Ensuite celle où la marée montante a envahit toutes nos constructions!

On a aussi acheté des cerfs-volants pour pouvoir s’amuser avec le vent. Il y a toujours du vent à la plage. Celui avec les deux lignes est très grand et il me tire fort, je me retrouve souvent par terre.

On a aussi acheté un frisbee trop cool qui va super loin. Mais c’est super dur de jouer avec car il va tellement loin que le vent le fait aller n’importe où. Le premier jour qu’on l’a utilisé, il a même atterri sur le toit d’un restaurant et on a dû demander de pouvoir escalader sur le toit pour le récupérer.

Le 4 mai, le jour de mon anniversaire de 10 ans, on était à la plage. Mes parents s’étaient éloignés avec les cerfs-volants, pour pas qu’ils tombent sur quelqu’un. Nous on s’amusait dans le sable à construire des châteaux de sable. Il était 5h. de l’après-midi et la marée a commencé à monter. Mon frère et ma soeur ont couru dans les vagues, je les ai suivi.

La Mer apportait de la mousse, c’était comme du savon. On s’amusait à s’en lancer dessus. Tout à coup une énorme vague arriva et nous mouilla de la tête aux pieds. On avait de la mousse partout.

Quand nos parents sont arrivés, on s’est fait gronder très fort. Mais moi je m’en fichais, au moins mon anniversaire était cool et j’étais content, joyeux et heureux!

Timothée

J’ai même pu faire des sauts périlleux dans le sable!

La farine roule, roule, roule

Le voyage selon Céliane.

J’aime bien être sur l’Hase Pino avec mon papa, parce que je fais des calculs avec mon papa et on écoute de la musique (Jeanne Cherhal). J’aime aussi manger ma sucette sous le poncho (un grand merci au pédibus pour le poncho très utile). 

Je n’aime pas quand les roues se bloquent dans le sable et on ne peut plus avancer. 

Je n’ai pas aimé la mer parce qu’il y avait des crabes. Mais j’ai vu une maman groseille de mer.

Avec Caramel (petit poney chez Benjamin et Vanessa, des hôtes Warmshowers) il y avait aussi 2 poules et 2 lapins. J’ai pu caresser un lapin et jouer avec les poules.

Chez Serge et Anne-Valérie, un autre hôte warmshowers, il y avait des chats et j’ai pu jouer avec eux. Il y avait un chat noir qui n’avait plu de queue et il lui manquait un oeil.